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 Druging suffering and hating [Elsa Beth]

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MessageSujet: Druging suffering and hating [Elsa Beth]   Sam 19 Mar - 10:35


“ Elsa & Sacha „: Friend?




Entend-tu?



    Lier, délier, penser, dormir, oublier, croire, savoir, ignorer. Aimer ? La vie tourner autour d’une infinité d’actes, sentiments et sensations nés de choix plus où moins pertinent. Les auditons, cet après midi. Avoir le traque ? Un peu surement. Avoir besoin. Besoin de quoi ? De Lui ? Ouais, mais pas que, la, tout de suite j’ai besoin d’une clope ou d’une clope magique, histoire de me détendre 5 minutes avant ma prestation qui sera à tout les coups aussi merdique que je peux l’imaginer. Regarder l’heure. Midi. Il me reste assez de temps, et pour m’échauffer, et pour me détendre. Fermer les yeux et apprécier la caresse du vent sur mes cheveux égarés. Fermer les yeux et s’oublier. Rêver. Mes pensées volent, elle virevoltent et danse comme un tzigane. Se secouent comme de l’écume. Elles s’en vont, indépendante de ma volonté. Comme un flocon perdu par l’hiver. Se perdre. Un visage se dessine dans ma tête. Chase. Les formes se clarifient. Il prend vie. Je vois ce sourire que j’aime tellement, et ce regard, le même que j’ai volé la nuit du bal, une autre forment à côté de lui, ce n’est pas moi. Mais alors qui ? Aliénor. Haïr. Il regarde Aliénor. Je les vois s’approcher l’un de l’autre, son regard se fait plus passionné. Je regarde ça pétrifié par la haine et la peine. Ils s’approchent l’un de l’autre. Je m’étais juré de ne pas y penser, mais maintenant ces trop tard, mon rêve est trop fort, mes pensées trop loin, j’ai perdus le contrôle, ma raison s’est brisée. Il n’y a plus qu’à attendre, à attendre la fin de cette illusion. Mourir à l’intérieur. Les deux fantômes de ma mémoires s’approchent de plus en plus près, leur lèvres se caressent se touchent et s’apprennent, les mains glissent, l’excitation les secouent. Je les entends se prendre et s’épandre. Je vois les mains glisser sur les hanches. Les désirs et fantasmes se libèrent et s’étalent, les lèvres glissent encore et encore. Les caresse brulante, et soupirs glacés qui soulignent leur forment d’un linceul humide. Les gouts des peaux qui se mélangent. Les regards lubriques s’échangent, les gestes s’étalent sur les deux corps fébriles. Les fluides se déversent, l’amour se consomme, comme un outrage, comme une punition. Les dos se cambrent, les sourires s’allongent, Le plaisir s’écoule, comme du vin. Des hurlements profanes, des trahisons immenses. Un amour de glace qui fond, un amour qui se consomme, les cambrures se fanent. La fin approche. Il se déverse l’un dans l’autre, elle est soumise et vulgaire. Les images s’éteignent, comme s’il elles n’avaient jamais existé. Pleurer. Mes larmes coulent, mes yeux crachent rages et haines, ma gorge se brise, je n’arrive même pas a gémir, je pleur comme un gosse. Je pleur comme quand Andrew me… Oublier. J’ai besoin de me détendre. Ma main glisse dans ma poche et sort un petit sachet remplis de quelques plantes jaune-vertes, je sors le matos propre à mes moments de déprimes. Fumer. Tout en continuant de vomir ma déchéance par mes yeux perdus, je roule ceci, et porte la chose à mes lèvres. Allumer. La fumé coule dans ma gorge inonde mes veines, abrutis mon cerveaux, mes pupille se dilate, je me détends, enfin j’arrive a ne plus penser, ou du moins à ne plus penser à ça. Rencontrer. J’ai l’impression que le toit s’allonge le soleil devient ovale. Tout est déformé comme dans le tableau d’un artiste fou. Je refouille dans me poches et sort autre chose. Une petite poudre blanche et fine. Un paille. Dilatation, hallucination. Je plane mais mon esprit est retord. Il me ramène à tous ce à quoi je ne veux pas penser. Les larmes s’écoulent à nouveau, je crache peines et rages. Souffrir. Mes sanglots comme un mantra sacré s’élève avec langueur dans mon esprit déchirer par ses merdes que j’ai ingérer. Un bruit derrière moi, je me retourne, quelqu’un me regarde, je vois comme à travers un voile, mes larmes m’empêchant de distinguer les formes.

    Lier, délier, penser, dormir, oublier, croire, savoir, ignorer. Aimer. Avoir le traque. Avoir besoin. . Regarder. Rêver. Me perdre. Haïr. Mourir… Oublier. Fumer. . Allumer. Rencontrer. . Souffrir… Mon existence

    - Tires toi de là !

    Hurler



Dernière édition par Sacha Farmer le Sam 19 Mar - 16:26, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Druging suffering and hating [Elsa Beth]   Sam 19 Mar - 11:39

Je t'invite à écouter ça comme fond musical.

“ Elsa & Sacha „


Il y a des matins comme ça ou l’on se dit qu’il vaut mieux ne pas se reveiller. Qu’on est aussi bien enveloppé dans la chaleur des draps et bercé dans l’insouciance de notre subconcient qui nous guide au travers de nos rêves. C’est sans doute ce que j’aurais aimé faire ce matin là. Sauf que des rêves, je n’en fis aucun cette nuit là. J’émmergeai lentement d’un voile d’obscurité avec cette sensation cotonneuse d’être encore dans un monde flottant. Je mis un certain temps a sortir de ma torpeur. Chacune de mes sensations me revint petit à petit a mesure que mon regard s’attardait sur chaque detail du paysage embrumé qui m’entourait. Je regardai le plafond sans vraiment le voir. Je regardais vers la gauche. Dante dormait tranquillement, allongé sur son lit. Je repensai aux derniers jours qui s'étaient écoulés. Et à hier, plus particulièrement. Je m'étais confiée à lui. N'omettant aucun détail. Je passe une main sur mon visage. J'ai encore de la température, il me semble. Je regarde le réveil. Il est un peu moins de midi. Et comme c'est samedi, c'est à peine si le campus commence à s'éveiller. Je me lève silencieusement. Je passe devant un miroir et regarde mon reflet au passage. Mon visage d'abord. Gris, terne, froid. Des cernes énormes sous les yeux. Mes tâches de tousseur ressortent. Les cheveux en bataille. Pas très beau à voir. J'ai toujours mon éternel tee-shirt des Sex Pistols et mon vieux short blanc. On peut voir mes jambes, mes cuisses, mes chevilles. Maigres, frêles, blanches. On a l'impression qu'elles vont casser d'une seconde à l'autre. Je me jette sur mon paquet de Black Stones et mon briquet. Oui, j'ai envie de fumer. Même avec la crève. L'histoire de l'infirmerie entre Dante et moi n'est pas passé inaperçue. La Voix résonnait déjà dans mes oreilles. Ca craint. Je sors de la chambre. Les couloirs sont déserts. Et tant mieux. Je monte jusqu'au toit. J'arrive à y discerner une forme humaine. Un mec. J'entends des petits sons et je vois ses épaules les rythmer. Quoi, il... Il pleure ? Et merde... 'Fallait que je tombe sur le dépressif du coin. Mes pieds glacés marchent sur le béton dur et froid du toit. Je le vois se retourner, les yeux embués de larmes. Ca ne m'atteint pas. Je m'en fous complètement. Il me lance, coléreux :

« Tires-toi de là ! »

Je continue à avancer en déviant légèrement vers la gauche. Je porte une clope de mon paquet de Black Stones à mes lèvres et l'allume. J'en tire un bouffée et un long panache de fumée s'échappe d'entre mes lèvres. La cigarettes au bout des lèvres, je lui déclare, très froidement :

« Cet endroit t'es pas réservé. Je viens si j'en ai envie. »

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MessageSujet: Re: Druging suffering and hating [Elsa Beth]   Sam 19 Mar - 23:23

Wake up


    e fais pitié, je me fais pitié. Que suis devenu? Un pauvre loque défoncée pleurant comme un dépressif. Un danseur banal dans une vie banale qui prend la banalité de l'existence comme un raison de chialer. Un vraie lopette. Ce que je suis, un morceau de rien qui vole dans le néant. Ce que je suis, un pauvre con qui se complait dans sa peur, parce qu'au fond, la douleur c'est confortable, il n y a aucun effort à donner, on se laisse dominer, on se laisse frapper, soumis, on est soumis, des esclaves qui aiment leur esclavage. Prisonnier de soi même. Des lâches, des inconscient. Des taches qui gangrènent le monde. N'entends-tu pas les cris des suppliciés? Les hurlements de ces âmes écorchées, qui grouillent et rampent, se trainant comme des larves. Ces horreurs sacro-saintes nées d'un monde à l'agonie, crachés des cuisses damnées de leurs mères déchirées. Ces petits êtres qui pourrissent, exhalant la déchéance d'un monde de mort. Petits crachats immondes, glaires véreux. Enfants de l'Enfer, poupées de son, poupées vaudou. Crachats immondes d'une société lépreuse. Votre âme pourrie par la gangrène. Serpents vicieux, pantins inutiles. Triste visions qui s'offre à nos yeux que ces êtres immondes vomis par les cieux. Enfant damnés. Bienvenu dans mon cauchemar. Mensonge! L'humanité n'existe pas, nous sommes tous des animaux, des chiens, des putains de chiens galeux qui se trainent comme des glaires cancéreux dans une vie qui ou la chance n'existe pas. Pitoyable. Je suis de plus en plus pitoyable. Monter ici pour chialer en me shoutant. Je me fait honte. Parce que je ne suis pas comme ça. Ça c'est pas moi. Ça c'est une ombre de moi. Qui est donc ce marionnettiste qui rythme la chorégraphie de ma vie? Je transpire la connerie comme un marathonien de la débilité. Je m'énerve moi même. J'aimerais assassiner cette partie de moi, mais on ne peut éteindre une bougie déjà morte. Au fond, je suis masochiste. C'est la seule solution. Je suis un putain de maso qui aime souffrir. Ouais c'est ça. Un maso. Elle me regarde froidement. Un regard de glace, dédaigneux et dégoutter, et je la comprend, je suis dégouttant de répandre comme ca mes larmes et mes peines. De cracher ma merde au sus et au vus de tout le monde. Ma main glisse dans ma poche un troisième fois et en sort un paquet de philips J'en sort un et la glisse à mes lèvres l'allume, essuie mes larmes en voulant gommé comme un trait raté ma déchéance. Mon esprit embrumé par la drogues se pose à travers mes yeux sur la frêle jeune fille qui me fait face. On pourrait le croire fragiles de part son physique, mais j'en suis sur, elle ne l'est pas. Elle n'en a pas l'air.

    _ Désolé, je voulais pas être désagréable. T'es tombé au mauvais moment sorry. Aller vient. Fumons ensemble.

    Les idées sont de plus en plus brumeuses dans ma tête. Elle se mélanges. Sans logique. Sans cohérence. Et elle n'en n'ont pas besoin parce que elles ont beau se débattre, une seule domine. Chase. C'est donc ça être amoureux. Ne plus penser qu'a l'autre au point de s'oublier soit même. Mais qu'est-ce que c'est fleur bleue. Je m'étonne moi même du recule et de l'ambiance que prend mon introspection. Vraiment étonnant. C'est surement dû à la drogue. Soit dit en passant, arrêter la coke serais bien inspirer. Un sourire se dessine sur mes lèvres. Pourquoi ne pas essayer d'être joyeux? Souffrir ne sert plus à rien. Elle me la volé, je n'y peut rien. Et mec reprends toi! Bien sur que tu y peut quelques chose! Récupère-le! Doucement Sacha... Tu t'étale là. La drogue te réussis pas mon chatons... C'est partis, je me parle à moi même. Et ben! On est pas sortis. De toute façon je sais très bien que toute ces bonnes résolutions ne tiendront pas une foi l'effet de la drogue dissipé. Bon si on retournais à le jeune fille brune qui m'offre à présent un Profil aveuglant à cause du soleil. La curiosité me pique. Qui est-elle? Qui suis-je? Qui sait qui il est? Bouarf, on s'en fou. Ouvrir la bouche et parler:

    _Moi c'est Sacha.

    « Aimer c'est ce qu'il y a de plus beau, aimer c'est voler si haut... » TA GUEULE! Je vide enfin ma poche en sortant mon portable que je branche sur musique, laissant les guitares envahir l'air. Un voit s'élève rageuse: « Hello hello hello how low? Hello hello hello how low? » Kurt Cobain. Le seul pote qui me trahira jamais.


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MessageSujet: Re: Druging suffering and hating [Elsa Beth]   Dim 20 Mar - 1:50

J'entends toujours le gars chialer derrière moi. Il m'énerve. Il a rien dans le bide ou quoi ? C'est un mec, merde. Je dis pas qu'il a pas le droit de chialer ou ce genre de trucs mais... Si il est tellement déprimé et tellement défoncé, qu'il aille se pendre. Regarde, tu te lèves, tu fais un pas et hop. Plus personne. T'inquiète pas, des gens te le rendront. Enfin, ce mec est plus un gamin. Ou alors il est masochiste au possible. Je l'entends sangloter. Mais faites-le taire, bordel. Putain, les gens sont cons. Je tire nerveusement sur ma clope. Dante me gronderait, s'il était là. Il n'aime pas que je fume. Savoir que je me pourris la santé en ingérant des produits chimiques toxiques et nocifs, comme ça. Mais bon, j'ai pas envie et je ne compte pas arrêter. Un jour, peut-être. Le type chiale toujours comme un gosse dans mon dos. Je vais dire des trucs qui n'auront aucun but politique, et ne sauveront pas l’humanité de la grippe porcine ou de la crise économique. Je ne scanderai pas de beaux slogans révolutionnaires qui lavera le monde de toutes ses saletés (bien que ça me plairait bien) mais... ce mec est défoncé. Je comprends pas que des mecs comme ça aient pas déjà mis fin à leurs jours plutôt que de se montrer comme ça. Et puis, ça se permet de choisir qui reste et qui part de tel ou tel endroit, sans discution. Ca me gonfle. Je le vois sortir sa pauvre clope, tremblant comme une feuille. Ca m'étonnerait pas qu'il ait pris quelques substances illicites juste avant. Mais après tout, ça me regarde pas. Je le vois qui se tourne vers moi.

« Désolé, je voulais pas être désagréable. T'es tombé au mauvais moment sorry. Aller, viens. Fumons ensemble. »

On ne mélange pas les torchons et les serviettes, merci. Je sens mon mal de tête qui revient. Je me masse doucement la tempe. Bon, allez, ce gars à l'air vraiment désespéré, je vais fumer une ou deux clopes avec lui, il va me raconter sa vie, et je vais repartir comme si de rien n'était. Je m'installe à à peu près un mètre de lui. Il commence à s'arrêter de pleurer. Miracle. Je vois même un sourire se dessiner sur son visage. Il se fout de ma gueule, ou quoi ?

« Moi c'est Sacha. »

Ok. Je le vois sortir son portable. Je lâche dans un souffle.

« Je m'appelle Elsa. »

Je sens l'odeur de mes clopes me piquer les narines. Une odeur de cerises, très forte. J'aime cette odeur. Sacha met une des plus célèbres musique de Nirvana : Smells like teen spirit. Je chante la chanson du bout des lèvres.

« Cobain avait du potentiel. Mais il était ravagé, ce type. »

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MessageSujet: Re: Druging suffering and hating [Elsa Beth]   Dim 20 Mar - 16:52

  • Je suis vraiment une merde. Une gros tas de tuyaux graisseux qui suinte et crache la merde, je suis une loque, je suis un tas de drogues et de larmes mêlées. Je ne suis qu'un morceau de moi. J'ai plus qu'a m'ouvrir les veines à ce rythme là. J'aimerais tant que l'Autre n'ai jamais désistée. Que le voyage à Aspen ne se soit jamais produit. Oh et pis fait chier à la fin, tu va arrêter de penser si c'est pour penser à ça. La vie n'est pas faite pour chialer. Positiver. Je ne resterais au rang de larve! Ça jamais. Évoluer. Je dois évoluer. Ouais évoluer. Pendant que Kurt entonnais le mantra sacré qu'est pour moi le refrain de smell like teen spirit, je pris ma coke et ma Witt, et je les envois dans le vent, s'éparpiller dans les cieux bleues de cette journée de printemps. Je rature ta bouche, tes yeux mais mon cœur crache un acide noir. La fille s'appelle Elsa. Jolie prénom pour une jolie fille. Accompagnant kurt je chante: « An albino, A mosquito, My Libido! » My libido... je souris de cette plaisanterie personnelle. Ma libido. A ce rythme là, elle risque de pas être sollicitée par autre chose que on poignet... Kurt Cobain? Du potentiel? Euphémisme! Se mec était génial. Magnifique, une voix en or. Quelque chose comme cracher qui me fait voler.

    _Ravagé? Avec la femme qu'il avait... Oh mais tu fume des Black Stones!


    Monter descendre, voler tomber, rêver, chialer. La musique. Ma seule vrais drogue. Le ciel s'ouvre devant nous. Au rythme de la danse des nuages qui suivent comme par magie le rythme entrainant de La Chanson. Je ferme les yeux et apprécie La caresse du vent qui sèche mes larmes, mordant ma peau. Ce vent me réveille.
    Un tourterelle se pose devant nous et me fixe de ses yeux, je souris. C'est mignon un oiseau. La petite lame suspendue a quelques centimètres de ta peau, tu hésites, retiens ton geste.

    "Le jeu en vaut il vraiment la chandelle ? Toi qui avait toujours cru que ce serait facile, un geste anodin. toi qui avait toujours cru qu'appeler la mort comme une vieille amie, la dernière peut être, te procurerait un bonheur comme celui que tu avais trop peu connu...Tu t'étais trompée, visiblement. Tu admires la petite lame argentée, que tu as extraite à grands peine de ton rasoir, déchirant tes doigts, écorchant tes ongles. Tu admires aussi ta peau nacrée, blanche comme l'ivoire, et toutes les minces lignes roses qui la marquent déjà. Une de plus ou de moins, qu'est ce que ça changerait, dis moi ? Rien. Rien, surtout que celle-ci sera la dernière. La seule, l'unique, qui t'ouvrira les portes du paradis. Un seul geste, dans le sens de la longueur, du poignet au coude. Imparable. Et ton corps s'ouvrira. Il déversera des flots de sang, comme ton cœur qui n'a jamais pu s'ouvrir pour déverser son flot de peine. Prends une grande inspiration, pose le coté coupant au creux de ton coude, ferme les yeux maintenant. Un son qui s'échappe de ta gorge, a mi chemin entre le ricanement et le frisson, te ramène à la réalité. Tu quittées la sphère du rêve et du souvenir pour réintégrer celle du présent. Ça y est, tu ré-ouvres les yeux, et tu appuies. Tu appuies sur ce petit morceaux de métal sensé te délivrer. Un mince filet rouge s'échappe enfin. Alors doucement, très doucement, tu fais glisser la lame le long de ton bras. Admire ta peau s'ouvrir peu a peu. Aucune vision au monde n'est meilleure que celle-ci. La lame atteint ton poignet lorsque ton corps est atteint de la première vague de douleur. Sers les dents. Puis savoure. Savoure cette sensation bénie, enfin retrouvée, qui chasse de ton corps toute douleur, n'y laissant que le soulagement, et le bonheur le plus pure. Avec ton sang, avec ces litres de ton sang, vient l'ivresse de sentir la douleur partir.


    Abandonne toute résistances, abandonnes toi toi-même.
    Laisses ton corps se détendre, ne penses plus a rien, c'est si bon.
    Tu as le temps tu sais. Tu as tout ton temps.
    On a toujours le temps pour mourir.
    "

    Mourir? Ouais vu ce que j'ai fait tout à l'heure. Crever serais un bonne idée. Aller oublions. Mauvais passe c'est tout. Je suis réveillé c'est pas dur. Faisons connaissance avec la Jeune Elsa.

    - T'es dans quelle confrérie?
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MessageSujet: Re: Druging suffering and hating [Elsa Beth]   Jeu 24 Mar - 0:27



Les accords de "Smells like teen spirit" résonnent sur le toit du bahut. Ils se perdent dans le vent matinal. Ils s'éloignent. Personnellement, c'est pas la chanson que je préfère de Nirvana. Celle qui m'a le plus "marqué" si on peut dire ça comme ça, c'est "You know you're right". Je trouve les paroles excellentes. Et puis, le son est... décoiffant. Lorsque je suis très énervée, je mets cette chanson en boucle, à fond sur mon iPod. Juste histoire de me défoncer les tympans pour ne plus entendre ce qu'il se passe. L'espace de quelques minutes. Je retire une grande bouffée de ma clope alors que j'entends Sacha relever mon commentaire sur le chanteur de Nirvana. Et s'extasier sur ma cigarette. C'est vrai que Cobain avait vraiment pas vraiment eu de chance dans sa vie, au niveau vie privée. Son adolescence a été chaotique. Et sa femme l'a complètement ravagé, une fois adulte. Mais ce type dégageait quelque chose. Il avait une voix qui vous nouait les tripes. Elle vous faisait comprendre ce que c'était que la musique. Ce langage universel. Mais une chose est sûre : Cobain n'aura jamais autant de classe que Sid Vicious. Même s'il était ravagé, lui aussi.

« Concernant la femme de Cobain, je suis d'accord avec toi. Et oui, je fume des Black Stones. »

Je regarde mes doigts. Mes ongles, plus précisément. Ils sont rongés à leur maximum. Signe indéniable de mon stress et de mon anxiété, en plus des mains glacées. Il y a de petites zones rouges ici et là. C'est plus un tic qu'autre chose. Je regarde Sacha fermer les yeux à un peu plus d'un mètre de moi. Il y a une légère brise, faisant voler mes cheveux un peu plus. Et un oiseau vient se poser juste devant Sacha. Il le fixe dans les yeux. Et je vois Sacha sourire. Hm. Je me demande comment certaine personne peuvent passer des larmes au simple sourire en quelques secondes. C'est quelque chose que je peux pas comprendre. Les émotions qui débordent de partout, c'est pas trop mon truc. J'entends Sacha me demander dans quelle confrérie je suis. Je soupire un grand coup avant de lui annoncer :

« Alpha Psi. »

Je ne lui retourne même pas la question. A quoi bon ? J'ai pas envie de connaître de gens plus que ça. Ma presque totale solitude me suffit. Je préfère rester seule. C'est comme ça. Je retire sur ma clope et laisse le silence s'installer entre moi et Sacha.

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